Forum yaoi, +18, thème fantasy anges, démons, déchus, primordiaux. Quatre races opposées dans l'idée de récupérer la meilleure part du gâteau pour eux.

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 L'ancien de Vanaheim

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Lotus noir

Lotus noir


MessageSujet: L'ancien de Vanaheim   Lun 21 Mai - 13:55

La'aziel Enaeri
















Race : Déchu
Classe : Séraphin
Age : 29 590 ans
Signe(s) distinctif(s) : Yeux semblant sans pupilles

Titre personnalisé :
Code:
[color=blueviolet]Lotus noir[/color]


Description physique


De nous deux, tu es certainement celui qui a le plus changé. Oh, bien sûr, j'en ai déjà entendu parler. Cela a beau être la première fois que nous sommes face à face depuis notre chute, je ne peux pas ne pas te connaître, te reconnaître.
Et je sens ton regard sur moi, je sais que tu m'analyse comme je suis en train de le faire. Je te laisse sans honte aucune. Tu es plus grand que moi, me dépassant à présent de plus d'une trentaine de centimètres.
Je te vois errer sur mon corps, recouvert de multiples couches de tissus blancs et parme. Une apparente complexité, pour marquer mon rang d'ancien, qui laisse quand même libre mes mouvements et mes 6 ailes plus noires que la nuit, puissantes. A côté d'elles, mes cheveux paraissent presque châtains, chaleureux. Ils sont beaucoup plus longs que la dernière fois, et laissés libres sur mes épaules, tombant à présent jusqu'au sol. En réalité, je ne les ai pas coupés depuis notre chute commune, tu sais ?

Enfin, ton examen de mon corps s'arrête, comme si tu avais cherché en moi les mêmes différences que celles qui s'étaient opérées en toi. Peut-être. Je ne saurais le dire. Tu relève tes yeux vers mon visage, enfin, passe sur les traits fins pour s'arrêter sur le regard calme que je pose sur toi. Mes yeux sont deux pierres de lune, gris aux reflets bleus glacés et froids, toujours changeants. Miroir de mon âme ? J'en ai toujours douté, mais je sais que lorsque parfois des émotions fortes me prennent, l'éclat se réchauffe, le bleu devient plus sombre… Actuellement, pourtant, rien n'attise ma colère. Au dessus sur mon front, je porte un simple tatouage, une rune en angélique ancien. "Liberté".

Mes lèvres pleines s'étirent alors en un sourire nostalgique, qui est adressé à Lucifer, à cet homme que je ne vois plus en toi pour l'instant. Juste un instant. Puis mon expression change, mon sourire s'étend et devient moins personnel. Et lorsque je parle, ma voix est aussi calme qu'assurée. Je n'ai nulle crainte envers toi, bien que je ne te reconnaisse plus vraiment.

"Bonjour, Satan."

Description mentale


Allongé par terre, je fixai le ciel au travers des branches cristallisées de la forêt, cherchant à me calmer. La solitude ne me pesait plus, car j’avais fait du calme de la Vallée morte le mien. Et, au contraire, j’aimais celle-ci. J’étais moins fougueux que lorsque j’avais chu, et ma haine envers Lucifer s’était tarie. Oh, j’avais bien parfois un soupçon de rancoeur envers lui, lorsque je voyais la souffrance de la déchéance chez mes frères, mais… Je le remerciai, au fond, d’avoir ouvert la voie.

Du moment que nous avions formé une société, même si elle était petite, même si elle était fragile, j’avais gardé cette habitude d’être seul, régulièrement, pour me ressourcer. L’agitation, parfois, me tapait sur le nerfs...Et pourtant, je n’étais pas porté sur la violence, loin de là… Alors, plutôt que de m’énerver sur mes pairs, je m’étais isolé.

Je créai vers le ciel des fleurs d’ombre, qui m’avaient valu mon surnom. Déjà au Ciel, j’avais une passion pour elles, et le lotus m’avait été lié… Je laissai la fleur virevolter au gré du vent, et, soudainement, je la fis exploser en fines particules, alors que mes sourcils se fronçaient et que mon regard prenait un éclat dur.

“Je te hais”

Je n’oubliais pas ce qui m’avait mené ici, aujourd’hui… Ce qui m’avait donné envie d’être à nouveau reclus, de tourner ma haine vers Dieu pour éviter la moindre violence envers mes amis. Athael. Athael, qui n’avait pas supporté la déchéance. Athael, que je n’avais pas réussi à sauver… Athael, que j’avais retrouvé pendu.

“JE TE HAIS !”, hurlai-je encore à Dieu qui ne m’écoutait plus.

Et seul le vent, secouant les branches mortes pour créer une plainte sinistre, fit écho à ma peine…

Histoire


“Pourquoi ? Pourquoi, Père ?”

Ce fut dans un cri, déchirant, que apostrophai Dieu. Je ne comprenais pas… Il voulait nous bannir, tous, tous les suivants de Lucifer J’avais aidé le séraphin dans sa quête de connaissances. Il avait relevé des incohérences, dans notre mode de vie, au Ciel, tout simplement, et nous avions cherché ensemble. Je l’avais aidé, de tout mon être, délaissant ma famille pour cela. Car c’était ma famille, en plus de nos discussions, qui m’avait fait réaliser que Dieu ne nous disait pas tout : nous étions intemporels, mais pouvions avoir des enfants… La place était limitée, y aurait-il une surpopulation, ou apprenions nous à nous battre pour éviter cela ?

Tout comme Lucifer, je fus condamné à la déchéance. J’ai hurlé de douleur lorsque ma lumière fut arrachée : c’était injuste ! Tout mon être se révoltait lorsque je chutai… Et j’ai eu peur. Une terreur indicible, renforcée par le sentiment d’injustice de la punition… Nous avions juste voulu savoir, réfléchir par nous-même… Alors, j’utilisai mes pouvoirs, concentrai les vents autour de moi, par réflexe, comme si cela pouvait me permettre de rester chez moi.

Peut-être aurais-je été plus heureux, dans mon choix, de me laisser choir sans résister car je n’arrivai pas à regagner le ciel pour autant. Je tombai dans une terre désolée, loin des autres, seul, perdu. Les dangers étaient bien trop importants et, lorsque je m'approchai du fleuve de Ténèbres, celui-ci tenta de m'attirer à lui et je n'osai le traverser pour chercher Lucifer et les miens. Il viendrait, certainement. Ou pas, et peut-être était-ce mieux ainsi. Je le détestais bien trop et je lui reprochais de m’avoir ouvert les yeux. Je lui reprochais de ne pas être là, de m'abandonner. Je voulais simplement comprendre...

Je fus seul, dans le Ginnungagap. J’appris à me débrouiller seul, à construire, chasser, maîtriser mes ténèbres sans en souffrir… J’aurais pu devenir fou de solitude, moi qui étais habitué aux cieux, et peut-être le devins-je, en un sens. Je ne cherchais la compagnie de personne, pas même des animaux que j'aurais pu dresser. En un sens, ces trois siècles de solitude me permirent de me détacher totalement de mes anciens amis ailés, attisèrent ma haine pour Dieu. Je fis la paix, aussi, avec Lucifer. Mentalement, sans lui parler réellement, ou en parlant à un arbre qui me faisait penser à lui Je le remerciai après l’avoir haï de ma chute. Je goûtai la liberté absolue, bien que je sois seul pour cela…

Jusqu’à trouver un nouveau déchu. Avant, j’avais supposé qu’ils tombaient en enfer, car je ne m’étais que très peu intéressé aux démons… Juste assez pour savoir que Lucifer n’existait plus, que Satan avait, à sa manière aussi, dompté ses ténèbres d’une manière que je n’aurais su réussir. Mais, devant cet être qui était comme moi, je ne pus que sourire et lui tendre la main. Il était terrifié par sa déchéance, il se sentait… souillé. Je lui appris ce qu’il était, je lui appris la Liberté.

Et ce ne fut pas le premier à choir ainsi, à Vanaheim. Et, à chacun, j’essayais d’apprendre ce concept novateurs pour eux : ils étaient leurs propres maitres, quand bien même je les guidais, et plus rien ni personne ne pouvait leur dicter leur conduite. Peu à peu, nous nous installâmes en une petite société, entre nous, et je m’appliquai à leur montrer que nous étions tous égaux, et pourtant… Pourtant ils se tournaient toujours vers moi, car j’étais le premier à avoir vécu ici, à avoir accepté ce que j’étais… Sans tomber dans les extrêmes comme Satan. J’acceptais le titre d’Ancien, de même que les aider… Oh, tous ne rejetaient pas Dieu comme moi, mais ce n’était pas une raison pour les exclure : ils auraient le temps de comprendre...

Et les guerres se déclenchèrent, entre les anges et les démons. Nous restâmes en retrait, et je fis attention à ce que mes condisciples n’aillent pas se jeter dans la bataille, d’un côté ou de l’autre. Après tout, comment apprécier les démons, alors que ceux-ci venaient parfois nous voir pour tenter de s’en prendre à nous ? Et comment apprécier nos anciens frères, marionnettes d’un Dieu qui nous avait rejeté ?

Il fallait cependant avouer que la situation devint gênante, surtout lorsque les guerres cessèrent… Car les démons étaient en manque de “chair angélique”, et je n’avais aucune envie de devoir protéger les miens jusqu’à épuisement...

Je fis alors ce que je devais : après en avoir longuement discuté avec les autres, après avoir balayé les inquiétudes de mes proches d’un sourire rassurant, je partis à la rencontre de Satan. J’avais confiance en moi pour arriver jusqu’à lui, et en lui, malgré ses changements, pour ne pas me réduire à la captivité. Bien sûr, je me méfiais, incertain de ce que j’allais retrouver après les millénaires, mais je voulais miser sur notre ancienne amitié… Pour ma part, la haine que j’avais pu éprouver pour lui s’était tarie. Et j’eus raison de croire un peu en lui, car.. nous finîmes par trouver un accord.

Oh, bien sûr, tous mes condisciples n’étaient pas très motivés pour donner les anges qui tombaient dans le Ginnungagap aux démons, mais… C’était toujours mieux, à mon sens, que de devoir protéger mes frères, de les voir réduits en esclavage… De toute façon, j’avais déjà vu des anges purs arriver chez nous : c’était une souffrance pour mes frères, et je regrettais à chaque fois qu’un d’eux passait chez nous… J'obtins de déambuler dans la Géhenne, également, sans être inquiété, et ce fut très bien ainsi.

Mais les primordiaux se dévoilèrent et, poussés par l'avidité, le conseil m'envoya négocier à nouveau avec Satan. Nous nous pensions forts, assez pour faire pencher la balance en la faveur de l'une ou l'autre des races si nous nous impliquions. Assez pour inquiéter Satan. Je ne le souhaitais pas, ni me dresser contre un ancien ami, ni effectuer ces négociations, mais j'y allai tout de même.

Nous en vînmes aux mots, aux mains, il eut le dessus, me viola pour me montrer ce que j'étais, sans sa protection, me laissant dans un état de douleur et de terreur tel que, sans l'aide de la Voix de Satan, je n'aurais jamais été capable de rejoindre Vanaheim. Je dissimulai aux miens ce qui était arrivé, pour ne pas briser les accords, pour ne pas bousiller toute chance de ne pas les voir finir en esclavage chez les démons. C'était leur faute. Leur faute, et celle de Satan.

Je n'ai jamais autant détesté ma position, ma nature, je n'ai jamais ressenti autant de différence entre un déchu et moi, au point de vouloir tout rejeter sans rien pouvoir faire. Je me méprisai lorsque je reçus une nouvelle lettre de Satan et réalisai qu'il achetait mon silence en offrant le libre passage des "miens" sur son territoire. Mais c'était le mieux à faire, pour Vanaheim...

Alors j'acceptai. Je poussai le conseil à accepter aussi, je laissai les déchus profiter du droit de passage que Satan s'était octroyé sur mon cul, les liens se tisser entre les deux races dont je me sentais à présent si distant. Ma haine grondait, incapable de s'exprimer ou de rejaillir sur l'un ou l'autre. Je ne passai plus à la Géhenne, je refusai de croiser le moindre démon. Je refusai qu'on sache, je refusai de faire croire que ce viol avait pu être volontaire. Au moins, les déchus l'ignoraient... Un jour, je savais que je réussirais à me venger de Satan.

Et pourtant, alors que les conflits sont sur le point de reprendre, je sais, je sais qu'il faudra que je représente à nouveau les miens. Que personne ne m'aidera à cacher ou assumer "ça", personne ne peut, quand bien même j'ai osé demander... J'assisterai aux réunions, aux conseils, je continuerai à me battre bec et ongles pour les déchus, puisqu'ils semblent incapables de le faire eux-même, et tant pis si j'en suis malade d'avance...


Placement par rapport au contexte


Les accords ont été construits avec ma sueur et mon sang. J'ai négocié avec Satan, poussé par les miens, même lorsque je ne le souhaitais pas. J'ai payé de ma chair et mes restes de pureté le droit de passage des miens en terre démoniaque. Je leur en veut. Moins que j'en veux à Satan, mais avoir mes lèvres scellées à ce sujet me bouffe.

J'aurais dû négocier avec ces semi-animaux, j'aurais dû essayer d'écraser les démons, leur montrer ce que c'était d'être faible, sans défense. J'ai loupé le coche, par peur certainement, et nous irons à présent aider les démons contre les primordiaux... Et j'ai peur. Peur d'avoir à assumer ce viol comme s'il était volontaire, peur des remarques, peur d'être face aux démons à nouveau... Mais encore une fois, je n'aurai pas le choix. Je le ferai pour les miens.










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