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 VILAM OWYN - TERMINÉ

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Vagabond de Vanaheim

Vagabond de Vanaheim


Feuille de personnage
Age apparent : 150 ans (24 ans)
Pouvoirs: Sang
Situation:

MessageSujet: VILAM OWYN - TERMINÉ   Mar 19 Juin - 0:23

Vilam Owyn
















Race :Ange déchu
Classe :Ange
Age : 150 ans ( 24  ans d'apparence)   
Signe(s) distinctif(s) :Aucun

Titre personnalisé : Le vagabond de Vanaheim


Description physique



Vilam est un bel ange . Tout juste majeur , il conserve toute la vigueur et la beauté de sa jeunesse. La démarche de Vilam est toujours rapide et gracieuse , héritage de sa mère . Comme il chasse avec son père , ses mouvements sont fluides et précis . Pour son physique , on ne peut pas dire que Vilam n'aura pas été choyé.  Vilam a hérité du teint pâle et du visage  délicat de sa mère ainsi que des grands yeux pers de son père ,  encadrés de longs cils noirs .  Il a un regard profond et impénétrable et où luit presque toujours une lumière malicieuse et espiègle. Ses lèvres fines sont souvent fendues en un sourire charmeur parfois même sarcastique , qui hypnotise bien des gens . Vilam n'est pas coquet ; sa coupe de cheveux est donc vaguement négligée , de grandes méches noires tombant sur son front et au-dessus de son épaule. Lorsqu'il réfléchit , le jeune déchu replace inconsciemment ses cheveux soyeux vers le côté de droit de son visage , créant ainsi une frange involontaire sur ce côté. 


 Bien musclé car il aime chasser et courir les sentiers de Vanaheim avec son père  , Vilam a de grandes épaules larges , une taille fine et est d'une bonne taille , avoisinant 1m80. Ses longues ailes noires s'harmonisent curieusement à merveille avec ses cheveux ... et son style vestimentaire. Vilam chausse de vieilles bottes de cuir noir lui arrivant en bas des genoux , un pantalon noir et une chemise  blanchâtre à l'encolure ouverte. Un large veston noir complète son look un peu dandy et bohème. La vieille bourse de son père lui ceinture la taille  et l'accompagne dans chacun de ses déplacement. Vilam a une voix chaude et enjouée , qui peut se faire très suave lorsqu'il joue le jeu de la séduction . Son rire crystallin semble gorgé de soleil ... n'est-ce pas particulier pour un ange déchu ?

Description mentale


Malicieux - Dragueur - Casse-Cou - Passionné - Impulsif  - Rieur  -Courageux
Il est à coup sûr un des anges les plus coloré et expressif de la Vanaheim . Plus jeune, Vilam a toujours été un petit ange casse-cou , drôle et hyperactif.  Quand la mère de Vilam sentit l'aura du petit pour la première fois elle ne fut pas surprise qu'il avait hérité de l'aura  de  son père , une aura courageuse , flamboyant et intrépide. Et comme de fait une fois mis au monde , sa mère ne cessait de courir derrière lui tant il voulait tout voir , tout toucher et surtout , tout savoir . Le monde n'avait aucune limite à son imagination qui l'amenait dans des excursions où il s'imaginait l'ange le plus rapide et aventurier  de toute la Vallée . Parmi les quelques jeunes de son âge , le jeune Vilam n'avait jamais eu aucune difficulté à se faire des amis et était très populaire , avec ses pitreries et ses récits d'aventure qu'il fabulait et inventait un peu et qui faisait bien rire sa mère.  Au fil du temps cela n'avait pas changer , si ce n'était qu'il avait gagné en intelligence et en charme . Vilam  est un être dynamique qui aime le plaisir , le danger et l'aventure .Extraverti et loquace , il aime parler , séduire et surtout , être le centre de l'attention . Son impulsivité ne plaît peut-être pas à tout le monde , mais inutile de cacher le côté séducteur de Vilam qui aime bien les plaisirs de la chair . Il n'a aucune gêne à aborder les beaux et jeunes  anges déchus  de la vallée morte . Perspicace et malicieux , il aime prendre des paris risqués dans des jeux de hasard avec  certains anges de Vanaheim.
  
Chez les Owyn , l'humour sarcastique est monnaie courante. Depuis leur déchéance ,  les parents de  Vilam ont pu développer  un humour plus sarcastique , irrévérencieux et parfois pervers et comme le dit si bien l'adage , le fruit tombe non loin de l'arbre. Vilam aime blaguer , faire rire et jouer des tours . Son sourire est contagieux et son rire est chaleureux . 


Outre son don pour le rire, Vilam Owyn avait un don sans précédent pour se mettre les pieds dans le plat avec ses décisions irréfléchies et risquées ; la vie n'est pas à prendre au sérieux pour Vilam. Vilam n'aime pas l'ordre et la monotonie  , son côté rebel et vagabond est bien connu dans Vanaheim , faisant chavirer bien des coeurs. Pourtant ce côté téméraire qu'il acquit de son père n'a pas que des inconvénients ; cela fait de Vilam un être courageux et passionné surtout pour les gens qui lui sont chers . Derrière sa malice se cache une grande intelligence surtout lorsque la situation est profitable pour Vilam. Et enfin , son côté passionné le dote d'une curiosité naturelle pour tous loisirs et disciplines. Néanmoins , Vilam est un être impatient et il est difficile pour lui de ne pas perdre son sang froid , ce qui est plus difficile avec sa famille et ses amis . Si il se croit infaillible et confiant , c'est surtout que Vilam est un être qui cherche le plaisir sans jamais s'interroger sur ses émotions dont la peur d'être laissé . Vilam ne dépend de personne ; jamais personne n'est venu le marquer du désir de fonder une famille ou de s'engager dans une relation plus stable .


Après avoir vécu la perte de son premier amour de jeunesse , Vilam n'a jamais trouvé le courage de passer à autre chose . Sa bonne humeur , il la doit à une vieille promesse qu'il a faite à son amour . Pour lui , jamais personne n'est venu le marquer autant que ce premier amour .  Alors d'ici là , Vilam poursuit sa quête de plaisir sans jamais penser à demain.

Histoire

 PROLOGUE — I : La chute

Ils l’ont fait sans réfléchir...
Tout ce qui importait, c’était maintenant...
Ils se désiraient simplement...
Non pas pour une union ni un mariage...
Ils se désiraient simplement...
Le plaisir de la chair...
La fièvre du moment...
Elle ne pouvait plus contenir ses pulsions...
La passion...
Ses baisers...
Son toucher...
Ses mains caressant chacune de ses plumes comme si elles étaient des merveilles..
Et quand il entra en elle...
Rien n’importait...
**
Lorsqu’elle se réveilla, Ayla fut déçue
Elle prit son visage entre ses mains. Elle avait espéré se sentir coupable. Sentir une trace de vie en elle. Se sentir souillée. Ainsi aurait-elle pu le supplier. Mais non, au contraire, elle avait faim pour ce vice suprême comme une fièvre dont elle était victime. Encore et encore elle voulait sentir sa peau contre la sienne, ses lèvres dans son cou.
Elle émergea de son trouble, le cœur battant.
Elle secoua l’épaule de son amant.
''Sacha. Sacha. ''
Sacha Owyn, un bel ange d’un peu plus de cent ans aux beaux yeux pers et aux cheveux noirs, se leva tout aussi alerte. Sa main se porta sur le ventre d’Ayla qui le regardait d’un air torve :
''Je ne le sens pas. Il n’est pas... Il n’est pas vivant. Sacha, on peut le tuer avant d’être...''
Sa voix ne devint qu’un murmure.
''Ayla. Ayla, je ne regrette rien. Si c’est un vice alors pourquoi je ne sens pas le mal en moi ? Je ne me considère en rien comme une mauvaise personne. Je n’ai jamais été aussi heureux de toute ma vie.''
Si elle ne pouvait que partager son émotion, elle savait toutefois le sort qu’il leur était réservé :
''On doit le tuer. Avant qu’il ne soit trop tard. Je n’en veux pas. Je ne veux pas d’enfant. Pas maintenant.''
Pensait-elle vraiment ce qu’elle disait ? Restait-il encore un peu de lumière en elle ?
Elle frissonna. Sacha lui embrassait le cou tendrement.
Non. Il était trop tard.
Puis deux archanges firent irruption dans la chambre.
Elle n’eut pas le temps de pousser un seul cri.
L’un d’eux s’adressa à elle. C’était Ythael, son bon ami Ythael. Comment pouvait-il la trahir ainsi :
''Ayla Ohalim, Sacha Owyn, veuillez nous suivre immédiatement. Toute résistance vous est inutile.''
Sacha grogna et se posta devant Ayla, pour la protéger. Mais Ayla savait qu’il était trop tard. Dieu savait. Sacha porta la main à son cœur, comme si une partie de lui-même le quittait, alors qu’on se saisissait de lui et d’Ayla.
Ils passèrent devant Dieu qui eut un jugement. Ils allaient aux enfers.
Alors qu’on les emmenait, Sacha voyait les anges qui s’étaient rassemblés pour observer la scène. Sa mère, impuissante, sanglotait dans les bras de son frère Léthael qui faisait tout pour échapper à son regard.
La tristesse déformait les traits gracieux des anges et Sacha sentit alors un grand vide se former en lui. C’était lui. Il l’abandonnait.
Il était beau l’amour de Dieu. Bon. Miséricordieux.
Ils dépassèrent l’attroupement de curieux et c’est alors que les cris d’Ayla tirèrent Sacha de sa torpeur.
Ayla se débattait, criait des injures. Puis elle ne dit plus rien. Résignée, elle acceptait le prix de sa liberté.
Leurs regards se croisèrent.
Et c’est ainsi que Sacha ne crut qu’en une seule personne.
Il crut en Ayla.
L’Île s’éloignait.
Fermement, cette dernière serra la main de son amant alors que leurs pieds touchèrent le sol de la Vallée Morte. Ils durent éviter tous les dangers, ils trouvèrent le chemin du village.

PROLOGUE — II : Le Nouveau Départ


Quand ils arrivèrent dans la Vallée Morte, Ayla et Sacha furent accueillis par une communauté d’anges. Éperdus, confus, désespérés ; ils furent pris en aide par la communauté et s’établirent dans une petite chaumière. L’enfant décéda, les conditions de la Géhenne très difficile. Quelque chose les quittait. L’expérience fut d’autant plus pénible et difficile que Ayla avorta. Elle ne se voyait pas enfanter et pas dans ces conditions. Accepter la déchéance et ce nouveau chez-soi était presque impossible. Néanmoins, avec le recul, Ayla voyait dans l’amour une sorte de lumière inespérée. Un amour différent de celui qu’elle portait à son Dieu avant. Néanmoins, il fallut longtemps pour qu’elle accepte enfin de vivre ici et que l’idée de se repentir ne quitte son esprit.

Sacha, qui avait toujours été plus intrépide accepta le mieux sa transformation. Avec le temps, le poids de la souffrance et la lourdeur du vide avaient fait place à une volonté sans précédent de survivre. Un nouveau départ. Lorsque Sacha regardait Ayla, il savait que malgré le choc et le tourment, il avait enfin trouvé une certaine liberté à être lui-même. Cela vint avec le temps et la patience. C’est ainsi qu’il en vint à trouver un certain confort sans avoir le poids de devoir se marier ou de procréer, sans voir le poids de ne jamais penser à lui même et de toujours avoir la sensation d’être prisonnier d’une présence constante.

Ayla avait toujours été fidèle à Dieu jusqu’au jour où elle avait posé les yeux sur son amant ; les fondements de sa foi avaient été ébranlés et elle avait mis le doigt sur un malaise qui avait pris place en elle. Elle aimait toujours Dieu, mais elle avait vu l’amour sous un autre jour. Elle avait toujours écouté les grands discours sur la beauté du mariage et de la pureté avec un certain mépris caché. Cette vie n’était pas pour elle ; elle ne songeait qu’au plaisir d’être libertine, à sa guise, et d’avoir sa propre morale bien à elle. Les enfants, alors qu’elle aurait dû en vouloir de tout son être, ne l’attiraient pas.

Elle avait toujours gardé le silence, refoulant son mal-être et son détachement grandissant face à la culture et aux croyances des anges.

Sacha n’avait eu qu’à croiser son existence pour que ses croyances soient réduites à jamais. Sacha avait toujours été un être intelligent qui ne pouvait s’empêcher de contester et de se questionner sur la limite de l’interdit et du vice. Quand il avait vu un ange se faire bannir parce qu’il avait eu une relation avec un autre homme, il n’avait pas pu voir en cet homme autre chose qu’un désir ou amour aussi propre qu’un autre. Il ne comprenait non plus l’utilité d’attendre après le mariage pour s’aimer charnellement. Quand il avait rencontré Ayla il n’avait pas senti d’abord l’amour chaste et le désir de s’engager sous l’œil bon et doux de Dieu.

Ayla avait vu en Sacha qu’il était possible de penser autrement. Que sa foi pour Dieu ressemblait plus à ses yeux pour à un amour qui n’avait rien avoir avec ce qu’elle même ressentait pour Ayla. N’avait-elle donc aucune volonté propre à elle autre que celle de Dieu ? Quand est-ce qu’elle avait pris une décision indépendamment de ce que Dieu lui dictait comme bon et juste ?








C’était les questions qu’avait posées Sacha avant qu’elle ne l’embrasse pour la première fois, chez elle, la nuit où tout avait basculé.


Au début, elle songeait que jamais elle ne survivrait à la Vallée. Mais de jour en jour son amour pour Sacha grandissait. Ils se connaissaient depuis près d’un mois. Autrefois ils se côtoyaient souvent à la Bibliothèque et c’était avant tout le plaisir charnel qu’ils avaient ressenti alors. Quand Sacha avait demandé si Ayla ressentait de l’amour, elle avait répondu non à la stupéfaction de Sacha qui émit l’hypothèse que la tension entre eux était purement physique puisque tous deux étaient récalcitrants face à la façon dont les anges devaient s’aimer dans la pureté et la chasteté. Et elle avait connu le plaisir du corps avant le plaisir d’aimer. Jamais elle ne croirait alors qu’il n’existait qu’une seule façon de s’aimer, qu’une seule façon de voir les choses, et qu’un seul modèle relationnel.

La première fois qu’elle avait vu deux anges déchus mâles s’embrasser, elle avait été surprise puis elle s’était réjouie. N’était-ce pas là une autre forme d’amour ? Si dieu avait dit d’aimer son prochain, pourquoi était-ce si mal de s’aimer autrement ? La liberté des mœurs de la Vallée Morte dont certains héritages angéliques demeuraient tout de même permis à Ayla de se sentir enfin comme elle même et de trouver la paix avec son amant.  

Pendant plusieurs décennies, Ayla et Sacha s’adaptèrent au rythme de la Vallée Morte. Ainsi donc Ayla et Sacha se sentirent enfin maîtres de leur existence et de leur choix. Ayla, qui était couturière dans sa vie d’ange, continua cette passion en tant que déchu. Sacha lui, chassait pour lui-même et avait appris à se servir des herbes médicinales pour fin de contraception et trouvait tout simplement fascinant de se renseigner sur les propriétés médicinales des plantes. Mais ce fût que lorsqu’il exerça son pouvoir pour la première fois qu’il trouva enfin sa vraie vocation.

Cela se passa un après-midi, alors que sa femme préparait une grande couverture pour une famille d’anges déchus.
Lui lisait distraitement, tout en caressant la main de sa conjointe de bas en haut. Un cri lui fit échapper son bouquin :

''SACHA ! J-JE NE SENT PLUS MON MAJEUR ! ''

Mortifié, Sacha cessa de caresser la main de sa conjointe ; son doigt était devenu violacé comme si...


''Il n’y a plus de circulation sanguine. ''


Soudainement le doigt d’Ayla reprit sa teinte normale, Ayla fronça ses sourcils et murmura :

''Sacha... Le pouvoir de ton père... Tu étais médecin... tu pouvais extraire le poison du sang. Se pourrait-il que... ''








''C’est possible. '' compléta Sacha, qui savait très bien où elle voulait en venir

Le sang. Il pouvait manipuler et contrôler le sang comme il pouvait extraire le poison du sang lorsqu’il était médecin avant. Sa conjointe lui donna l’idée d’utiliser son pouvoir ainsi que ces connaissances sur les plantes médicinales pour devenir guérisseur et c’est ce que Sacha fit. Il alla voir un vieux soigneur et il apprit le métier de soigneur et put perfectionner ses techniques de chasse avec le fils de Joseph, William.

Ils vécurent ainsi dans la Vallée Morte pendant plus d’un siècle, leur amour fut désormais plus solide que les liens du mariage et pourtant aucun d’eux ne voulait unir leurs vies. Un seul regard de Sacha était pour Ayla, aussi fort et profond qu’une demande en mariage. Alors qu’ils se sentaient plus stables et mieux adaptés à la vie dans la Vallée Morte, Ayla posa la question autour d’un souper, subitement :

''Sacha. Et si... et si on essayait encore ? ''

Avant, il restait un faible espoir tout de même de se repentir. Mais le désir enfin d’avoir un enfant et la naissance de Vilam allaient tout changé. Ils avaient trouvé l’amour dans un endroit inespéré.


***
''Poussez Ayla ! '' souffla la Sage Femme : ''Vous y êtes presque je peux voir sa tête.''

Ayla était couchée dans une large bassine d’eau tiède, les jambes écartées. D’une main elle serrait ou plutôt broyait la main de Sacha qui observait la scène avec tension, tiraillé entre son instinct de soigneur et de futur père. Ayla poussa un hurlement ultime, sa tête basculant en arrière alors que son corps fût parcouru de spasmes et de contractions. La Sage Femme plongea les mains dans la bassine alors qu’on pouvait apercevoir une certaine partie du corps du bébé :

''C’est bon ma chérie ! Il ne reste que les jambes ! Encore une dernière fois'' s’écria Sacha d’une voix rauque, les yeux brillants.

Ayla étouffa un sanglot et poussa une dernière fois et la Sage Femme s’empressa de sortir le petit ange qui poussa un long sanglot alors que ses parents, eux, pleuraient de joie.

''Félicitation ! '' annonça la Sage Femme : ''C’est un garçon.''

Elle tendit le bébé qui agitait ses poings frénétiquement à Ayla

Elle tendit le bébé qui agitait ses poings frénétiquement à Ayla qui couvrit son petit visage de baisers. Jamais elle n’avait été aussi heureuse. Sacha l’embrassa doucement en pleurant de joie et de soulagement. Elle se mit à pleurer aussi en serrant son enfant contre elle. D’une voix tremblante, elle murmura :

''Il s’appellera Vilam. Vilam Owyn.''

___

L’HISTOIRE DE VILAM OWYN

Vilam est un enfant turbulent. Il n’arrêtait pas de courir, d’explorer, de toucher, de questionner, de parler et de faire le clown au grand dam (et parfois à l’amusement) de ses deux parents qui l’élevaient comme ils pouvaient. Vilam était populaire parmi les jeunes anges de la Vanaheim. Il était le leader d’un duo de ‘Chasseurs' qu’il formait avec son meilleur ami Simon Holfim. Bien sûr, tout cela n’était que fruits de leur imagination et invention et Vilam aimait bien créer des histoires. À 50 ans, Vilam avait assez d’imagination pour monopoliser au moins deux heures par souper :

''Et là, Simon a sauté sur le cou de l’animal et puis j’en ai profité pour.... Maman ? Maman tu m’écoutes ? ''
Ayla, qui fixait son plat depuis le début du récit de Vilam sursauta et ébouriffa les cheveux de son fils :

''Excuses-moi mon Vilou. Je pensais, c’est tout.''

Vilam regarda son plat maigre en viande et surtout en légumes

Sa mère soupira.

Vilam, dans sa fougue toute enfantine, se dressa sur son siège :

''Je suis assez vieux pour chasser ! Je veux apprendre.''

Sa mère éclata de rire :

''Il faudra demander à ton père mon petit ange ! C’est lui qui t’apprendra le tir à l’arc comme William lui a appris.''

Vilam fit la moue :

''William ? Le fils de Joseph le soigneur ? !!! ''

Elle sourit :

''Quand nous sommes arrivés dans la vallée, c’est Joseph qui a appris à ton père le métier de guérisseur. À son fils, William il lui a appris le métier de chasseur. .''

Vilam haussa les épaules :

''Peut-être. Papa n’est pas encore là ? ''

''Papa est à l’Assemblée il ne sera pas là pour le souper. Tiens mange tes baies et après tu files au lit ! '' répondit sa mère.

***
Le lendemain, après le déjeuner, Vilam vola en bas des escaliers et atterrit dans les bras de son père qui poussa un grognement avant d’éclater de rire.

''Si ta mère te voit encore voler dans la maison, elle va te passer un sacré savon.''

Vilam eut un petit rire et claironna :

''Apprends-moi à chasser ! Je suis assez vieux ! Je veux apprendre l’arc. ''

Son père hocha la tête en déposant son fils au sol :

''D’accord Vilam. Alors je te donnerai ton cadeau d’anniversaire maintenant.''

***
Simon, un jeune ange déchu au cheveu blond bouclé et au visage constellé de tâches de rousseurs brun pâle jouait avec un bâton en attendant son meilleur ami, comme d’habitude. Simon était le meilleur ami de Vilam ; partout il allait, Simon le suivait. C’était plus qu’un frère... mais Simon était trop jeune pour bien saisir son attirance pour Vilam. Soudainement il leva la tête et vit Vilam dévaler la pente, un arc flambant neuf dans sa main.

''SIMON REGARDE CE QUE MON PÈRE M’A OFFERT ! JE VAIS CHASSER AVEC LUI ! ''

Simon écarquilla les yeux :

''Un vrai arc avec des vraies flèches ??? Ce n’est pas une blague.''

Vilam eut un sourire malicieux :


''Quoi ? Tu me prends pour qui, un idiot ? ''

Simon secoua sa tête timidement :

''N-Non... Je suis juste impressionné. Dit... Ce n’est pas dangereux ? ''

Vilam monta sur un rocher et clama d’une voix théâtrale :

''Le danger ne me fait pas peur ! Vilam Owyn ne craint personne !!!''

Simon rougit :

''Oui peut-être, mais... je ne veux pas qu’il ne t’arrive de mal.''

Vilam fronça les sourcils et sauta du rocher d’un bon agile et se dirigea vers Simon.

''Mais... non, Simon, tu sais bien que je vais toujours revenir...''

Simon baissa son regard :

''Tu sais, si tu vas trop loin c’est trop dangereux

Vilam leva son regard vers l’horizon là où au loin s’étendait le reste de la Géhenne. Il avait toujours rêvé d’aller plus loin que le village, mais il rassura son ami :

''Mais non. Toi et moi, on est invincibles ! ''

Simon éclata de rire et ses yeux bleus brillèrent de joie :

''Toi et moi on sera ensemble pour toujours ! ''

Ils éclatèrent de rire et Vilam se dégagea de son ami :

''Je dois y aller. La prochaine fois je demanderai à mon père si tu peux venir avec moi ! ''

Simon était déçu, mais la promesse d’une prochaine aventure de chasse avec son meilleur ami Vilam lui allait parfaitement :

''D’accord ! On se voit demain alors ! ''

Vilam le salua et partit rejoindre son père en hâte.




***
Vilam apprit à chasser avec son père. Bien qu’il n’était pas aussi bon que son père, il se débrouillait plutôt bien pour son âge. Après la puberté, Vilam Owyn avait bien mûri. Il était rarement à la maison, préférant explorer le Village et chasser autour des habitations. On le voyait que très rarement l’avant-midi, parfois en après midi. Néanmoins, il rentrait pour le dîner et trouvait quelques heures pour chasser avec son père au moins une fois par jour en après-midi. En chassant tous les jours pour sa mère et son père, il avait développé des muscles et était resplendissant de santé. Ses cheveux noirs négligés, ses beaux yeux bleu-vert et son sourire charismatique et son aura chaude et passionnée lui conféraient un certain charme qui ne rendait personne indifférent... y compris Simon. Bien sûr, Vilam draguait les jeunes hommes du village avec insouciance, mais jamais l’un d’eux n’avait droit au regard qu’il réservait à Simon. L’amitié de Vilam avec Simon continuait de fleurir et de se développer et malgré le fait que plusieurs filles étaient attirées par le beau Vilam, Vilam n’était pas attiré par elles. Au fond de lui, il le savait, il était attiré par les hommes et plus particulièrement par Simon, son meilleur ami. Simon qu’il défendait sans relâche contre des intimidateurs, Simon qu’il aimait plus que tout voir rire ou le regarder avec admiration. Au fond de lui, son cœur fondait chaque fois qu’il arrivait à faire sourire Simon. À 90 ans, son orientation et ses sentiments pour Simon se confirmèrent par un accident entre lui et Simon qui était devenu, lui aussi, un bel ange.

Une forte pluie était tombée la nuit dernière, laissant les arbres gorgés d’eaux et la terre boueuse et glissante. Simon, qui avait appris à chasser avec le père de Vilam, avait depuis commencé à chasser pour lui même et accompagnait Vilam dans ses aventures de chasse.

Un jour, le père de Vilam tomba malade et ne put venir chasser avec eux et Simon se proposa pour le remplacer. Vilam et lui se mirent en route tôt l’après-midi ils marchaient dans un secteur plus boisé, non loin du village. Le sentier devenait de plus en plus abrupt. Soudainement, Simon trébucha sur une grosse racine et tomba sur un rocher pour ensuite débouler le ravin. Par chance, celui-ci n’était pas trop profond. Vilam sentit son cœur se figer et plongea, ailes déployées, sur le corps de son ami. Il se posa près de lui alors que Simon gémissait et se tordait de douleur.

''SIMON !!! Où as-tu mal ?? ''

''Mes genoux...'' geignit celui-ci.

Vilam hoqueta, horrifié par la plaie où un flot de sang coulait généreusement ; sa plaie était ouverte. Il paniqua, et réfléchit ; il devait d’abord trouver un moyen de contrôler le sang comme son père lui avait appris.

Il posa la main sur la jambe et soudainement, en se concentrant sur la plaie, il vit le sang former une barrière à la surface de la plaie comme s’il y avait une fine membrane empêchant le sang de couler. Simon étouffa un cri de surprise et de souffrance :

''Tu…''

Vilam devint pâle, mais s’empressa d’enlever son chandail pour faire un atèle de fortune avec un bout de bois qui traînait près de lui :

''Ma mère m’avait glissé quelques mots quand j’étais gamin au sujet du pouvoir héréditaire de mon père qui était médecin avant d’être un déchu.   . Elle m’avait dit qu’il se manifesterait lorsque je serais prêt. Passe tes mains autour de mon cou, tu ne peux pas bouger. On doit voler jusqu’à chez moi. ‘'

Simon rougit, admirant pendant deux secondes le corps de son ami, avant de consentir et de se faire prendre par Vilam. Vilam prit son envol, tenant son ami dans ses bras le plus fermement solides. Simon nicha sa tête dans la nuque de son ami et Vilam sentit son cœur battre la chamade.

Son père ne perdit pas de temps ; Simon fût immobilisé et Vilam attendit dans le salon avec sa mère, le visage pâle d’anxiété. Sa mère l’observait, inquiète ; elle n’avait jamais vu Vilam dans un tel état. Il lui rappelait tant Sacha lorsqu’il avait tenté vainement de la protéger contre Ythael et son collègue il y a des années de ça. Elle murmura :  

''..Ce n’est pas qu’un simple accident, n’est-ce pas ? ''

''Mon pouvoir. Il s’est manifesté. Je n’ai eu qu’à penser à sauver Simon pour que...''

Il éclata en sanglots et sa mère haussa ses sourcils, le prenant dans ses bras :

''Vilam... je suis fière de toi . ..''

''Maman je l’aime... J’aime.''

Une ombre passa sur le visage d'Ayla. Elle savait que ce n'était pas bien vu chez les déchus. Toutefois, elle aimait Vilam plus que tout. Sa mère prit le visage de Vilam entre ses mains et lui murmura :

''L’amour est plus fort que tout. Plus fort que les différences, les races, les idéologies.Il va parfois même à défier les lois célestes. Je comprends ton inquiétude. Il va falloir être discret car ce n'est pas bien vu dans la communauté’'

Vilam serra sa mère dans ses bras.
Ayla soupira puis elle répéta :

''Je ne veux que ton bonheur. Je t’aime mon fils.’'

À ce moment son père fit irruption dans la salle :

''J’ai pu administrer des herbes et enlever la douleur. Mais il va avoir besoin de repos. Il te demande, d’ailleurs tu peux aller le voir.''
***
Vilam pénétra dans la salle de soin de son père et ferma la porte derrière lui. Simon était étendu sur un lit de soin, ses ailes noires dépassant légèrement. Vilam s’approcha de lui et se félicita que Simon n’a pas d’autres blessures. Le regard de Simon se posa sur Vilam avec une telle appréhension que Vilam n’arriva pas à trouver de mots :

''Merci mon frère. Sans toi je ne sais pas ce qui se serait passé. ''


Vilam eut un sourire tendre en prenant place près de lui, sur le petit tabouret de bois de son père. Il serra la main de son ami, silencieusement. Les deux déchus s’observèrent sans mot dire, comme s’ils arrivaient à se comprendre par la pensée.

''Simon. J’ai quelque chose à te dire. Tu es bien plus qu’un frère. ''


Vilam sentit son estomac se nouer, sa voix se brisa, mais il tenait à le dire une bonne fois pour toutes.

''Je t’aime Simon. ''

Les yeux de Simon brillèrent et ses joues devinrent rouge pivoine :

''P-Pour de vrai ? ''

Simon eut un sourire à la fois malicieux, mais terriblement tendre :  

''Quoi, tu me prends pour un idiot ? ''

Et à ces mots, il se pencha vers Simon pour l’embrasser. Simon frémit de tout son corps, ses mains se promenèrent le long des pectoraux de Vilam dont le torse était encore dénudé. Leurs langues se joignirent et le baiser se prolongea, lentement. C’est alors que Vilam se détacha de Simon et coucha sa tête contre son épaule, grisé par le moment.

''Promet moi... Que tu seras toujours heureux ! Parce que j’aime te voir sourire. Quand je me suis fait mal, j’ai cru que tu avais perdu ta joie. Ne perds pas ta joie. ''

Vilam frissonna et hocha la tête :

''Je te le promets.''

***

Vilam veilla auprès de son amant pendant toute la durée de son traitement, soit une semaine. Les deux parents de Simon avaient été réduits en esclavage et c’était un vieil ange impudent    Ami de la famille qui s’occupait de Simon. Il ne vint pas le voir. Mais cela importait peu pour Simon qui passait enfin du temps avec Vilam en tant qu’Amant. Rien n’avait changé en Vilam ; seuls ses regards se faisaient plus tendres et sa voix encore plus affectueux. Après une semaine, avec les soins de Sacha et de Vilam, Simon était complètement remis sur pied. Ils continuèrent de se voir, adorant partir en escapade aérienne et survoler la Vallée Morte en longeant les environs.


La vie de Vilam bascula une semaine plus tard. Pourtant, tout portait à croire que ce serait un après-midi normal. Après avoir été chassé, Vilam irait porter ses prises à sa mère avant de piquer vers le village pour faire du troc.

Alors qu’il se dirigeait vers le rocher où l’attendait probablement Simon comme chaque jour.

Seulement ce n’était pas Simon qu’il l’attendait cette journée.

Mais ses parents et le tuteur de Simon.


***
Vilam ne comprenait pas pourquoi sa mère et son père étaient si tristes. Personne n’osait parler jusqu’à ce que le tuteur de Simon lui annonce la nouvelle d’une voix glauque.
Simon était mort dans un accident de chasse avec un animal sauvage. Il avait été plus loin que d’habitude et avait péri lorsqu’un animal l’avait attaqué. Ça, c’était la version officielle. Dans la tête de Vilam, ça aurait très bien pu être des ennemis. On l’avait retrouvé au pied d’un arbre, les ailes arrachées. L’éclaireur qui l’avait retrouvé était en état de choc, n’ayant jamais vu une attaque animale aussi horrible et sanguinaire.

Ce n’était pas possible.
Il ne pouvait pas.
Simon allait revenir.
Non.
Il ne reviendrait pas. Jamais.
Il ne reverrait plus ses beaux yeux bleus.
Il ne reverrait plus son délicieux sourire.
Il ne sentirait plus ses baisers.
Il n’entendrait plus son rire.

Vilam tomba à genoux dans la boue, le cœur en morceaux. Il pleura sur le rocher, hurla, secoua sa mère en la suppliant de ne pas lui mentir. Mais ce n’était pas un mensonge. Pendant plusieurs jours Vilam refusa de parler.


En poursuivant l’inspection du corps, on retrouva une substance blanche visqueuse sur le corps de Simon. Vilam eut un haut-le-cœur en commençant à s’interroger sur les circonstances horribles dans lesquelles Simon avait péri. Quel animal aurait-il laissé le reste du corps intact, mais avait arraché les ailes ? Les réponses le désertaient et le cœur de Vilam se noircissait plus que jamais. Il songeait aussi aux parents de Simons, réduits en esclavage. Un sanglot étouffé lui échappa lorsqu’il prit conscience que les parents de Simon ne sauraient jamais que leur fils était décédé.


Il ne parla à la cérémonie d’adieu de son amant. Il avait perdu ses mots. Vilam se laissa aller contre sa mère une nouvelle fois. Il pleura en silence. Sa mère portait les habits de coutume. Tout semblait si irréel pour Vilam.

Vilam quitta la maison de ses parents et partit plusieurs jours se perdre autour du Village. Ses parents étaient morts d’inquiétude, plus particulièrement la mère de Vilam qui chaque jour, passait une heure sur le perron de leur petite chaumière à attendre son fils, guettant l’horizon comme si Vilam pouvait resurgir à tout moment.

''Et s’il ne revenait pas, Sacha ? '' lui avait-elle dit, le deuxième soir, le regard rongé par l’anxiété ?

''Ayla. Vilam va revenir. Je crois qu’il avait besoin d’être seul pour se trouver. Laisse-lui du temps. ''

Vagabonder librement lui permettait de réfléchir, de pleurer, de souffrir, de se soulager. Il revint quelques jours plus tard les vêtements tachés de boue. Il pleuvait des cordes.

Il vit sa mère perchée sur le perron de la maison et il se demanda si elle l’avait attendue ainsi chaque jour depuis qu’il avait fui la maison.

Sa mère tomba dans ses bras en pleurs :


''J’ai eu si peur ! Mon Vilou ! Ne me fais plus jamais ça.''

Il revint vers le rocher puis annonça à ses parents qu’il irait s’installer plus loin dans le Village et qu’il louerait une maison libre où il resterait pour survivre tout continuant de chasser et de cueillir des herbes, d’être heureux, d’être libre.... comme il l’avait promis à Simon. Ses parents furent tristes, inquiets, mais ne pouvaient empêcher leur fils maintenant devenu un homme.

Ayla s’approcha de son fils. Vilam avait toujours été plus près d’elle que de son père, mais Ayla savait que Sacha, qui se tenait derrière elle, était aussi inquiet :

''Mon fils. Les ailes sont faites pour voler et pour être libre. Elles ne sont pas faites pour être attachées. Tu es la plus belle chose que j’aie accomplie. Tu sais, notre porte sera toujours ouverte. ''

Ses yeux étaient remplis de larmes, mais elle souriait. Car elle savait qu’il était temps et elle savait mieux que n’importe qui que certaines choses ne peuvent être retenues.

''Ne t’inquiète pas maman, je reviendrai parfois... Voir si tout va bien. Je continuerai de chasser. Je vais être prudent. Merci, papa, pour tout ce que tu m’as appris, je ne t’oublie pas. Maman ; tu as toujours été mon inspiration. Je n’abandonnerai pas comme toi tu n’as jamais abandonné. Je te le promets ''.

Vilam embrassa sa mère et son père une dernière fois et quitta la maison, son arc et son balluchon sur son dos.

Ayla resta longuement à la fenêtre, observant son fils disparaître sous la pluie battante.

''Sois heureux mon fils. Et n’abandonne surtout pas. '' murmura-t-elle en sentant la main de son conjoint se glisser dans la sienne.

***

Plusieurs années plus tard, la peine, autre fois plaie profonde, n’est plus que cicatrice sur le cœur de Vilam. Vilam avait trouvé dans la promesse qu’il avait faite à sa mère et à Simon la force de continuer, d’être heureux et de rester qui il était. Cela n’avait pas été facile, mais Vilam conservait sa passion pour l’inconnu, l’aventure ; il resterait toujours le séduisant vagabond de la vallée. Vilam avait conservé sa beauté et il faisait maintenant 150 ans. Depuis lors, il n’avait jamais eu autre chose que des aventures d’un soir. Il n’avait pas vécu un amour semblable à celui de Simon. Il continuait de chasser autour des habitations, avec William, le fils de Joseph ; mais il ne remplaçait pas Simon

Vilam retourne parfois chez sa mère quand elle est malade pour lui porter des médicaments. Il tient une boucherie et un magasin d’herbes médicinales, culinaires et magiques chez lui. Il a une relation de frère avec William, colocataire et co-propriétaire du magasin, qui est beaucoup plus sage et protecteur.

LA MAISON DE VILAM
Spoiler:
 





Vilam visitait fréquemment chez sa mère pour lui porter des remèdes ou de la nourriture. Un jour elle le fit rire aux éclats en se lançant dans un long monologue sur le statut de célibataire qu’il tenait depuis longtemps.

‘’Tu devrais te marier ou trouver quelqu’un avec qui tu pourrais enfin partager ta vie, une nouvelle attache. En toute discrétion...ça pourrait marcher.’’

Vilam avait regardé sa mère en haussant les épaules.


‘’Oui, mais j’aime trop les aventures’’


‘’Séducteur, va ! ‘’ avait-elle répondu, en secouant la tête.

Sa mère avait secoué la tête. Peut-être avait-elle raison. Peut-être que ce désir de ne jamais s’attacher prenait racine dans une solitude. Et que Vilam préférait le déni d’une vie plus sédentaire à l’attachement de peur de perdre encore l’être cher.


Peu importait.

Il avait toujours rêvé de voyager et de découvrir, mais pour le moment il restait au village, en vendant ses viandes au marché, dans sa boutique ou en faisant des livraisons. L’avenir ? Il s’en souciait peu. Tant qu’il avait un peu de sexe et d’aventure tout allait bien.

Avec son métier de chasseur, d’herboriste médicinal et de boucher ainsi qu’on son titre de vagabond qui sait quelles aventures étaient à venir.

Vilam Owyn vivait désormais sa vie sans penser à demain.
 

Placement par rapport au contexte





Vilam voit les accords d'un oeil plutôt mauvais. En effet, pour lui, c'est impossible de sympathiser et même de faire confiance à ceux qui ont voler les parents de Simon. Il comprenait l'intérêt de l'Ancien de protéger le village mais à quel prix ? Pour la guerre, Vilam comprenait très bien l'envie de certains de combattre. Mais encore une fois, il voyait tout accord commercial, politique et militaire avec les démons d'un mauvais oeil. Comment pouvait-on accepter qu'un peuple dispose d'anges ainsi, comment pouvait-on tolérer l'esclavage et ensuite pleurer la disparition de deux êtres probablement réduits en esclavage. Vilam n'avait aucune confiance en les démons. Il était persuadé que certains continuaient à agir à leur tête. On ne pouvait pas empêcher quelqu'un d'être méchant et d'échapper aux mailles du système. Non pas qu'il était complètement cynique envers la justice.Simplement, que selon l'ange le mal et l'individualisme existaient depuis la nuit des temps. Alors qu'est-ce que ça allait changer ? Vilam se souvenait d'histoires qu'on lui comptait. Il comprenait qu'une alliance contre les Primordiaux était d'un certain d'avantage mais il trouvait le prix à payer injustifiable. Si ce n'était de lui, il aurait aimé qu'une révolution ne s'embrase et que les esclaves soient libérés... Mais à quoi bon ? Ce n'était qu'un rêve stupide idéaliste.  









Parlez nous un peu de vous !

Pseudo :Vilou / Vivi /
Age : 22 ans queen
Est-ce votre premier forum RP ? : Nope
Est-ce votre première fois sur un forum MxM ? : Oui si on compte pas l'autre fofo
Avez-vous des limites en RP ? : viol et scènes trop trop violentes. 
Comment avez-vous découvert le forum ? : Partenariat je crois ? Je ne me souviens plus
Un commentaire pour la route ? :  VIVA LA REVOLUTION. Et SVP dites moi si je dois plus insister sur quelque chose et si j'ai oublié un truc important et si vous aimeriez que j'insiste plus sur un point.  sunny





Dernière édition par Vilam Owyn le Ven 29 Juin - 20:28, édité 4 fois
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Foudre de Guerre

Foudre de Guerre


MessageSujet: Re: VILAM OWYN - TERMINÉ   Ven 29 Juin - 11:12

Hello !
Félicitations pour ta fiche !
Il y a quelques points à revoir, tout d'abord, dont mal de corrections à effectuer (celle recensées ici couvrent les deux tiers de la fiche, il en reste quelques-unes ensuite ^^).

Mais commençons par le contexte :

Il n'y a pas de tavernes à Vanaheim, les jeux d'argent sont confidentiels et peu répandus, contraires aux valeurs de la vallée, la circulation de l'argent n'existe presque pas, les échanges à Vanaheim se basant sur le troc. Cela remet en question une partie de ton histoire et du fonctionnement de la boutique.
Les accords sont récents et n'existaient pas à la mort de Simon.
Les primordiaux n'ont été révélés que l'année dernière donc ne pouvaient pas non plus être évoqués avant cela.


Pour les corrections :

"est d'une bonne taille , avoisinant les 6 pieds." conversion en unité mètre, soit 1m80.
" un aura courageux" une.
" senti l'aura " sentit
" à ce faire des amis " se
"cela n'avait pas changer " changé
"qu'il avait gagner en intelligence " gagné
"Extrêmement extroverti " extraverti
" est monaie courante" monnaie
"Outre son don pour le rire Vilam Owyn un don sans précédent" manque un verbe
"pour se mettre les pieds dans les plats avec ses décisions irréfléchies " mettre les pieds dans le plat
"ce côté téméraire qu'il acquis" acquit
"pour tout loisirs et disciplines" tous
"Vilam ne dépends " dépend
" Vilam n'a jamais trouver " trouvé
"comme si elles étaient la 8e merveille du monde" n'existe pas en enfer
"Ayla se débattait ; elle criait des injures, se débattait" répétition
" et pas dans ses conditions" ces
" il fût plusieurs temps pour qu’elle accepte enfin de vivre" il fallut longtemps ?
"elle ne songeait qu'à le plaisir" qu'au
" Les enfants , alors qu'elle aurait dû en vouloir de tout son être , ne l'attirait pas ." ne l'attiraient
"Elle avait toujours garder " gardé
" refoulant son mal à l'aise" mal-être
"Ayla avait vu en Sacha qu'il était possible de passer autrement " penser ?
"Que sa foi pour Dieu ressemblait plus à ses yeux pour à un amour qui n'avait rien avoir avec ce qu'elle même ressentait pour Ayla." elle ressent pour elle-même ?
N'avait-elle donc pas aucune volonté propre à elle autre que celle de Dieu ?" le "pas" est inutile
"tout deux étaient récalcitrant" tous - récalcitrants
"elle avait été surprises" surprise
" La liberté des moeurs de la Vallée Morte dont certains héritages angéliques demeuraient tout de même permis à Ayla de se sentir enfin comme elle même" permit
"Ayla et Sacha se sentirent enfin maître" maitres
" tu pouvait extraire le poison du sang" pouvais
"pu perfectionner ses techniques de chasse avec le fils de Joseph , William." put
"allaient tout changé" changer
" son corps fût parcourus" parcouru
" pleuraient de joies ." joie
"de ces deux parents" ses
" j'en ai profiter " profité
"'Excuses-moi mon Vilou." excuse
"Notre chèvre se fait vieille" pas de chèvre en enfer
"comme William lui as appris " a appris
" À son fil , William" fils
" ta mère te vois" voit
"''Quoi ? Tu me prends pour qui , une mule ? ''" pas de mule en enfer
". je ne veux pas qu'il ne t'arrives de mal" je ne veux pas qu'il t'arrive
" vers un primordiaux" primordial. Mais ils n'étaient pas encore connus.
" Il avait toujours rêver "rêvé
" le fait que toutes plusieurs filles" toutes ou plusieurs
" ses sentiments pour Simon se confirmèrent se confirma" redite
"comme si il y avait du cellophane" pas de cellophane dans cet univers
''Quoi , tu me prends pour une mule ? '" pas de mule dans cet univers
"une substance blanche mucceuse" visqueuse
"Malgré son côté gambleur" joueur ? Flambeur ?

Il en reste encore quelques-unes disséminées ensuite que tu trouveras aisément avec Scribens. Wink

N'hésite pas si tu as des questions sur l'adaptation de ton histoire pour prendre en compte les points relevés sur le contexte !
A très bientôt !
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Vagabond de Vanaheim

Vagabond de Vanaheim


Feuille de personnage
Age apparent : 150 ans (24 ans)
Pouvoirs: Sang
Situation:

MessageSujet: Re: VILAM OWYN - TERMINÉ   Ven 29 Juin - 20:29

J'ai modifié, dis-moi si j'ai oublié des trucs et si ce n'est pas clair. J'ai enlevé tout ce qui a trait à l'argent...Et j'ai insisté un peu plus sur le tabou de l'homosexualité d'une certaine façon.


...De sang et de coeur pour ne jamais oublier...




FICHE DE LIEN             FICHE DE POUVOIR                  PRÉSENTATION





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Foudre de Guerre

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MessageSujet: Re: VILAM OWYN - TERMINÉ   Sam 30 Juin - 15:14



Formulaire de validation















Félicitations ! Tu es désormais validé !




¤  Tu peux dès à présent te lancer à la conquête du forum ! Mais avant cela, prend le temps de recenser ton avatar ICI

¤ Tout le monde le sait qu'on à que des mauvaises fréquentations, mais ici bas, on aime surtout les exposer au grand jour, sait on jamais, que ça en attire d’autres. Pour cela, rien de plus simple, il te suffit de créer ta fiche de liens

¤  N’oublie pas de remplir ta Chronologie des rps histoire de ne pas perdre le fil de tes pérégrinations

¤  Je t’invite également à nous renseigner sur tes pouvoirs


    Sinon n’hésite pas à :


¤ Participer aux évents du forum, il y en a régulièrement

¤  Venir nous rejoindre sur le Discord , toujours mal fréquenté, surtout passé l’heure entre Drakon et Reyshar


Et en attendant... bon jeu parmi nous! On ne mord pas (on est bien plus sournois que ça ^^) alors n'hésite pas à nous contacter si besoin! Au plaisir de te croiser en rp en tout cas !


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MessageSujet: Re: VILAM OWYN - TERMINÉ   

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