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 Brimur Dothrak [Terminé]

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Mère des Anges

Mère des Anges


MessageSujet: Brimur Dothrak [Terminé]   Sam 24 Mar - 15:16

Brimur Dothrak
















Race : Démon
Classe : Démon Majeur
Age : 250 ans
Signe(s) distinctif(s) : Apparence angélique (cheveux longs et gris, traits fins et efféminés)

Titre personnalisé : La Mère des Anges


Description physique


Angélique. C’est le premier mot que la plupart des démons donnent pour le qualifier, que ce soit péjoratif ou non. Brimur arpente les couloirs de son Salon d’une démarche féline et légère grâce à sa découpe longiligne. Ses épaules sont étroites à l’image de ses hanches, son dos droit et ses jambes aussi fines que celles d’une femme. Le jeune démon ne force pas le trait, il n’en a pas besoin, mais il est parfois difficile de déceler la masculinité qui se cache sous ses atours féminins. Son minois ne déroge pas à la règle, ainsi ses mâchoires se découpent en v, surmontées par une bouche souriante aux lèvres fines et son visage est illuminé par deux grands yeux mauves. Sa longue chevelure grisâtre parfait son apparence angélique. Au milieu de ses petits protégés, il arrive qu’un étranger se laisse berner, le prenant pour l’un des leurs avant d’isoler son aura et de se confondre en excuse.
Ce physique, Brimur le doit à ce que les démons lui ont arraché dès le plus jeune âge. Pour les plus curieux, sachez qu’il conserve son sexe, mais que le bougre ne perpétuera jamais sa lignée. Un physique efféminé qui ne l’aide pas à se faire respecter, hélas, mais qu’il ne pourra jamais changer. Il aurait pu en être autrement.

Davantage pour être à l’aise que de cacher ses formes, Brimur porte habituellement de larges vêtements comme des kimonos ou de longues tuniques ou toges retenues par une ceinture à la taille.  Le Castrat aime la richesse et les belles matières, tout comme il aime se parer des plus beaux bijoux.  En présence de ses clients cela dit, il s’efface pour sublimer la beauté des Anges, réservant ses plus beaux atours pour le cadre privé.

Description mentale


Les Anges lui ont apporté la douceur et la compassion, deux qualités qui semblent bien manquer à la plupart des démons. Brimur n’a jamais un mot plus haut que l’autre, ses gestes sont délicats, dans sa boutique il rayonne de douceur et d’amabilité, ses pensionnaires n’ont pas à le craindre et il se place facilement comme un confident lorsqu’il parvient enfin à gagner leur confiance. Il connaît ces créatures sur le bout des doigts, leur foi, leurs craintes, leurs faiblesses et les principes qu’ils chérissent jusqu’à la mort, rien ne lui échappe. C’est l’amour qu’il leur porte qui l’a poussé a créer ce salon, pour leur apporter un peu de réconfort.

C’est un observateur, Brimur laisse traîner ses oreilles dans son Salon et ses petits oiseaux lui confient leurs secrets et ceux de leurs maîtres. Sa deuxième face ne conviendrait pas à la compagnie des Anges. Son penchant pour la manipulation lui vient sûrement de son côté démoniaque ou bien de sa vie dans les bas-fonds et le Démon Majeur n’hésite pas à faire chanter certains de ses clients pour obtenir ce dont il a besoin. Et s’il ne possède rien de compromettant à leur encontre, Brimur n’a pas peur de faire tomber le haut, si cela peut accélérer les choses. Il est prêt à tous les sacrifices pour accéder au haut de l’échelle. Presque tout. En effet, il n’y a que sur son Déchu qu’il ne peut faire une croix : Pipa, la seule famille qui lui reste encore.

En dehors de sa soif d’ascension sociale, les Déchus sont sa principale priorité. Brimur supporte officieusement Vanaheim et, lorsque les finances le lui permettent, il n’hésite pas à leur glisser quelques pièces d’or pour les aider dans leurs rachats d’anciens esclaves ou à leur fournir ce dont ils pourraient avoir besoin.
Mais tout cela fait partie de sa vie privée, celle qu’il n’expose pas aux yeux des autres démons. Brimur ne déteste pas la compagnie de ses semblables, mais il se méfie d’eux. Il se pare de sourires et de faux-semblants pour leur plaire, tous le considèrent comme eunuque diminué mais la Mère Poule n’hésite pas à protéger ses poussins tout comme ses propres intérêts, il sait montrer les griffes. Apprendre à se défendre faisait partie de son apprentissage, car la vie dans les bas-fonds n’a rien de garantie, et si Brimur ne peut pas compter sur sa force brute, il est assez agile pour tenir tête à son adversaire lors d’un combat à l’épée.

Histoire


C’est de la fange des bas-fonds que cet oiseau de malheur est né, mis au monde dans le cellier d’une maison de passe par une jeune démone achetée 75 pièces d’or par le propriétaire des lieux. Le démon mineur se pencha sur le nouveau-né pour l’arracher à sa mère encore éprouvée par l’accouchement, et grimaça en soulevant ce petit être indésirable. Un mâle. Inutile. Cet horrible nourrisson qui hurlait à plein poumons lui avait déjà coûté trop cher. L’homme l’enveloppa sommairement dans un linge, le jeta avec rage dans les bras d’une de ses filles et ordonna de s’en débarrasser, il avait déjà suffisamment de bouches à nourrir.

Personne n’osa s’opposer à la décision du maître, la putain était résignée à accomplir sa sale besogne et s’approcha d’un tas d’ordures qui grouillait de cafards, arrêtée dans son mouvement par une main sur son épaule. Lorsqu’elle se retourna, elle croisa le regard de l’Ange Déchu qui l’avait empêchée de jeter l’enfant dans les immondices. Elle l’interrogea du regard, cet esclave de bordel lui aussi, puis essaya de se dégager de son emprise alors que les cris du bébé s’intensifiaient.

-Il a faim. Souffla-t-il sans lâcher ni le nourrisson du regard, ni sa prise sur le bras de la catin.

-Les chiens aussi. Et ils attendent… cracha la démone.

-Donne-le moi. Ordonna presque férocement le Déchu.

-Qu’est-ce que t’en f’rait ?! C’pas l’un des tiens ! Tu crois quand même pas qu’tu vas pouvoir l’allaiter ?!

-Qu’est-ce que ça peut bien te faire, démone ? Tu allais le jeter non ?

-Combien tu m’en donnes ? Demanda-t-elle.

-Rien du tout, tu n’en voulais plus. Rétorqua le Déchu en tirant davantage sur son épaule.

-Si tu le veux tant qu’ça, t’as qu’à payer !

L’esclave soupira, glissa une main dans sa tunique pour en ressortir quelques morceaux de viande séchés et les lui proposa en échange. La démone tenta de négocier contre quelques pièces, mais l’esclave n’avait rien de tel en sa possession, la chose la plus précieuse qu’il possédait n’était que cette viande. Aussi, elle finit par lui céder le nourrisson qui brayait toujours, pour s’en débarrasser.

***

L’enfant grandit tout d’abord dans le fond d’une armoire, dissimulé dans la chambre que les Déchus se partageaient au bordel et dans laquelle le patron ne venait jamais fourrer son nez. Ils étaient trois à vivre ici, Asmodée l’ancien Archange qui avait recueillit ce petit vermisseau, un Ange déchu plus âgé qui ne voyait pas ce nouveau venu d’un très bon œil et refusait catégoriquement d’en entendre parler, et enfin, Pipa un chérubin né Déchu qui avait grandi dans ce lieux de débauche. Leurs auras dissimulaient sans mal la trace de ce nouveau-né.
Malgré tous les doutes et les nombreuses fois où Asmodée hésita à se débarrasser à son tour de l’enfant, il ne put se résoudre à l’abandonner, si Dieu l’avait placé sur sa route alors il devait y avoir une raison. Le vieil Archange n’avait pas perdu la foi malgré ses ailes noircies par les ténèbres et - sûrement par procuration pour les enfants qu’il avait laissé au paradis sans pouvoir les chérir – il pris soin de cet engeance démoniaque comme si elle était la sienne.

Brimur, comme il l’avait nommé, était un nourrisson silencieux. Il se contentait de chouiner faiblement lorsqu’il entendait les pas d’un ange s’approcher de l’armoire, pour réclamer un peu de lait. Il n’était pas bien gros, Asmodée faisait tout ce qu’il pouvait pour voler ou marchander de quoi le nourrir. Eux-même ne mangeaient pas toujours à leur faim, Pipa partagea volontiers ses rations lorsque l’enfant fut en mesure d’avaler quelque chose de solide, mais pour le troisième Ange, il ne fallait pas compter sur lui. Il avait plusieurs fois menacé de le dénoncer, sans toute fois mettre sa menace à exécution.

Et bientôt, le bambin fut trop grand pour tenir dans l’armoire, tout comme son aura qui commençait à déborder de ce petit corps. Asmodée s’étonnait de jour en jour de sa ressemblance avec ses semblables. Le petit gars était menu et pâle, mais c’était surtout sa chevelure grisâtre qui lui rappelait ses propres cheveux. L’Archange n’aurait su dire si c’était l’influence des Déchus qui l’avait fait grandir de la sorte ou s’il projetait seulement le souvenir de son fils sur les traits de cet enfant trouvé dans une fosse à purin, mais il était sûr d’une chose : il avait fini par l’aimer.
Pipa s’occupait de l’enfant lorsque son aîné était trop faible pour s’en charger. Ils avaient la vie dure, mais Brimur adoucissait leur quotidien.

Malgré son calme et sa discrétion, les esclaves ne purent garder l’enfant caché éternellement et leur maître entra dans une rage folle lorsqu’il découvrit son existence. Apprendre que ses putains entretenaient et élevaient un petit démon sous son toit à son insu le rendit fou. Lorsqu’Asmodée osa s’opposer à lui pour protéger le garçon, il reçut un violent coup qui lui brisa la pommette et fut lardé de coups de bâtons. Pipa fut le seul à pouvoir apaiser la colère de leur maître et l’empêcher de briser tous les os du vieil Archange. Le chérubin était le favoris du propriétaire, il avait toujours été plus doux dans ses approches mais aussi plus malin. Alors, il négocia la vie de leur petite merveille et promit au maître d’en faire un bon esclave lui aussi. Le démon finit par accepter à une condition. Il était hors de question que ce futur mâle puisse impunément sauter ses emplumés lorsque ses hormones commenceraient à le titiller, alors la castration fut décidée.

Pipa prit soin de son ami tuméfié tout comme de son enfant éprouvé par l’opération menée dans des conditions sommaires, pas d’antidouleurs ni pour l’un ni pour l’autre, seulement des caresses pour tenter de les apaiser.


***


Malgré ses 40 ans, Brimur était toujours autant protégé par Asmodée. L’ancien archange n’avait plus quitter son petit démon des yeux et les autres catins de la maison close l’avait définitivement renommé Mère Poule. Le petit s’occupait du linge, récurait la salle d’eau et donner un coup de main en cuisine pour préparer les rations, il tâchait toujours de se rendre utile à sa manière. Il lui arrivait même de panser les plaies des Déchus abîmés par les clients.

-Brimur. L’appela l’Archange avec douceur. Viens, c’est notre tour.

L’enfant rangea son fil et son aiguille avec le drap qu’il était en train de repriser, puis trottina joyeusement jusqu’à attraper la main de son protecteur. Un sourire illumina son visage de poupée et Asmodée lui caressa la tête. Brimur mettait beaucoup de temps à grandir, il avait toujours cette petite taille et un visage de poupon noyé par des joues rondes, sans doute à cause de ses mutilations passées.
Un baquet en bois les attendait dans la salle d’eau spartiate qui juxtaposait leur chambre commune. Ils n’avaient droit qu’à un bain très sommaire, de l’eau tiède et du savon qu’ils fabriquaient eux-même, alors les Déchus avaient appris à économiser ce luxe. Brimur jeta ses guenilles au sol et sauta dans le baquet sans émettre la moindre protestation malgré l’eau déjà refroidie.

-Il faut se dépêcher, Pipa aura besoin de l’eau après nous, il a eu beaucoup de travail aujourd’hui. Précisa Asmodée en savonnant les cheveux de son petit qui hochait positivement de la tête.

Sa chevelure grandissait sans doute plus vite que ses jambes. Sans remarquer l’absence d’ailes, on aurait pu confondre l’enfant avec un chérubin. En effet, Brimur était frêle, de petite taille et ses cheveux gris pâle soulignaient ses traits étrangement angéliques. Asmodée savait bien que c’était impossible, il n’avait rien d’un chérubin, bien sûr, même si les similitudes physiques étaient troublantes.

-Hiloc m’a dit que tu étais encore sorti sur le balcon… Interrogea l’Archange en rinçant les cheveux de l’enfant.

-N… non, c’est faux ! Protesta le garçon qui se cachait les yeux.

-Brimur… je n’aime pas que tu me mentes, tu le sais. Est-ce que tu es allé sur ce balcon ?

La ressemblance notable avec un chérubin s’arrêtait définitivement à son apparence. Le petit savait mentir avec un aplomb étonnant et surtout, il pouvait faire preuve d’une férocité inattendue lorsque la situation l’y poussait.

-… Oui… j’suis sorti. Mais pas longtemps ! Je voulais juste voir c’qui se passait un peu dehors… te fâches pas, Asmodée.

-Je ne suis pas fâché. Le rassura-t-il en savonnant son dos. Simplement inquiet. C’est terriblement dangereux dehors, je te l’ai déjà dit. Les démons pourraient…

-Oui, je sais. Avec mes cheveux et ma petite taille, ils auraient envie de me faire du mal. Répéta l’enfant comme une leçon apprise sur le bout des doigts, presque sans la moindre crainte.

Brimur avait toujours été confronté à la violence, quelle soit morale ou physique, et personne ne lui avait jamais menti sur ce qu’il se passait entre ces murs, ni caché la vérité sur les raisons de ses mutilations intimes. Tout cela faisait partie de son monde, qu’il le veuille ou non et il avait accepté cette réalité.

L’Archange versa de l’eau sur ses épaules pour le rincer, la toilette ne lui avait pas pris plus de quelques minutes et le garçon du sortir du baquet à contre cœur. Asmodée l’enroula dans une serviette propre, il essora ses longs cheveux gris et le tourna finalement face à lui.

-Je ne veux pas qu’il t’arrive malheur. Tant que tu restes à l’intérieur de cette maison je peux te protéger, mais dehors… Il soupira, fatigué par ses propres craintes et la journée éreintante qui lui avait laissé les reins en miettes.

Le garçon s’accrocha à son cou, il serra l’Archange dans ses bras d’enfant en demandant pardon. Il ne voulait pas le rendre triste, Brimur avait conscience que ses journées étaient assez difficile sans qu’il ne lui rajoute des soucis.

-Je fais attention. Murmura le petit démon dans son cou. Je ne franchis jamais le seuil.

Pourtant, ce n’était pas l’envie qui lui manquait. Brimur avait toujours été cantonné aux murs du bordel et sa soif de curiosité grossissait de jour en jour, il voulait explorer ces rues qui grouillaient de vie juste sous leurs fenêtres, contempler le palais de Satan de ses propres yeux et flâner dans les boutiques de la ville haute. Autant de lieux qui lui étaient interdits.

L’enfant se blottit contre Asmodée, glissant ses doigts dans ses plumes pour s’apaiser et trouver le sommeil, ils partageaient le même lit depuis que le garçon été sorti du placard. C’était leur moment de calme privilégié, le moment des confidences où ils trouvaient chacun un peu de tendresse innocente.

-Asmodée ? Demanda le petit à voix basse. Je suis esclave moi aussi ?

La question surprit le Déchu, le déstabilisa également. Son protégé ne portait ni la marque des êtres marchandés ni le nom d’une famille démoniaque. Alors qu’était-il vraiment ?

-Non… tu es un employé au même titre que les diablotins. Répondit l’Archange.

-C’est parce que je n’suis pas un Ange ?

-Oui. Tu es un démon, alors le Maître ne peut pas te posséder.

-Ça veut dire que je peux acheter des Anges ?

Asmodée fronça les sourcils à cette nouvelle question, il caressa machinalement la joue du garçon qui se sentit obligé de s’expliquer :  

-Alors, plus tard, je pourrais vous acheter. Comme ça, vous n’serez plus obligés de travailler ici.

Le sourire timide de Brimur lui fit chaud au cœur et l’Archange tira l’une des fourrures sur les épaules de son enfant. Finalement, il ressemblait davantage à un Ange qu’à un Démon.

-Il est temps de dormir.



***



Dans les bas-fonds, les jours se suivent et se ressemblent, en 100 ans rien n’avait changé. Ou presque. Le Maître avait proposé à Brimur une promotion, mais plutôt mourir que de tendre les fesses pour ce vieux gâteux. Le marmot avait fini par grandir et ni les corvées harassantes ni le peu de nourriture dont ils disposaient n’avaient altéré son apparence efféminée. Au contraire, ses formes longilignes, son bassin étroit et son minois bourgeois bien inhabituel pour ces quartiers malfamés attisaient plus que jamais la convoitise. Mais le petit avait appris très tôt à se défendre et il s’appliquait à parfaire, chaque jour qui passait, la maîtrise de ses ténèbres pour se protéger lui et les Déchus de la maison close.

Mais il est une chose contre laquelle il ne peut lutter. Personne ne le peut ici. L’état d’Asmodée s’était fortement dégradé depuis quelques jours, il toussait déjà depuis un bon mois, mais l’Archange était à présent cloué au lit. Pipa craignait que ce ne soit la tuberculose. Brimur fit tout son possible pour le guérir, il échangea toutes ses économies contre des médicaments, des drogues, mais rien ne permit d’améliorer son état. L’Archange se mit bientôt à cracher du sang.

-Qu’est-ce que je vais faire sans toi… Asmodée, il faut que tu m’aides. Pleurait le Démon en tenant la main de son père adoptif.

-Sors… sors de ce taudis… c’était ma seule volonté.


-Pour aller où ? Je n’ai nulle part où aller…

-Si tu n’as nulle maison où te rendre… construit la… de tes propres mains, Brimur.

L’esclave s’éteignit quelques jours plus tard en laissant à son fils un espoir, un combat à mener pour tous les Déchus prisonniers de l’esclavage. Le jeune Démon n’avait pas pu le sauver lui, mais il restait tous les autres et Brimur promit de mettre fin à leur calvaire. Il répandit ses cendres dans le Guinnungagap en priant pour que le vent les porte jusqu’au Paradis. Retourne auprès de ton Seigneur, il t’attend les bras grand ouverts. L’enfant n’avait jamais compris pourquoi Asmodée avait continué à croire à ce Dieu aveugle et égoïste, mais il respecterait sa foi jusqu’au bout, tout comme celle des autres malheureux.
Hiloc fut le second à être frappé par la maladie, puis à en mourir, et le Maître consentit cette fois-ci à soigner le reste de ses prostitués pour éviter la faillite. Brimur prit la relève de son père pendant quelques années, il mit un peu d’argent de côté et quitta finalement cette fausse à purin.

Maintenant habitué à la ruse et à la cruauté des sujets de Satan, Brimur décida de tenter sa chance auprès des puissants de ce monde. Son visage d’ange et ses tours de reins l’aidèrent à se faire embaucher comme servant pour le compte de démons majeurs. Il jouait même les nourrices grâce à son absence de libido supposée. Mais ce ne fut pas des enfants qu’il prit le plus grand soin, bien plus attentionné envers les esclaves de leurs maisons pour qui il avait toujours du temps à consacrer.  Cette douceur envers les créatures de Dieu lui forgea une réputation controversée. Certains supposaient qu’il était l’engeance des deux races, apportant comme preuve son apparence ambiguë et son cœur bien trop tendre, tandis que d’autres expliquaient cette compassion par son absence de sexe et se persuadaient de son inoffensivité. Dans tous les cas, les Démons le considéraient davantage comme une femelle excentrique que comme le chef de sa petite famille. Famille dont il était le seul membre évidemment, pour ne rien rajouter à l’anormalité de sa situation. Brimur avait choisi son nom de famille en mélangeant ceux de ses parents Déchus, se débrouillant pour lui donner des consonances démoniaques.

Après de longues années de servitude docile et plusieurs échecs commerciaux, Brimur obtint enfin les clés de son chez lui. Pour l’instant ce n’était qu’un simple salon de thé qu’il avait racheté dans l’impasse aux esclaves, mais la bâtisse avait du potentiel et le jeune Démon comptait bien la transformer en havre de paix. Un lieu de refuge provisoire pour les Anges qu’il chérissait tant, ne serait-ce que pour quelques heures loin de leurs maîtres. Le Salon fut baptisé le Café des Oiseaux, s’agrandit peu à peu et gagna rapidement la sympathie des Seigneurs Démoniaques et autre Démons Majeurs qui acceptaient d’y laisser leurs esclaves prendre du bon temps. Leurs précieuses possessions y étaient bichonnées, sublimées et parfois même réparées. Brimur menait son affaire d’une main de fer et ne s’entourait que d’employés triés sur le volet.
Quelques années plus tard, Brimur racheta la vie de son ami Pipa. Il lui proposa de rejoindre le village des Déchus à Vanaheim mais le Déchu préféra rester à ses côtés et venir en aide à ses semblables, tout en veillant sur le Démon Majeur qu’il avait vu grandir.

Placement par rapport au contexte


Depuis la dernière frappe des Primordiaux, Brimur est terriblement inquiet quant aux événements à venir. Ces créatures ont réussi à pénétrer son beau Salon et à y mettre la pagaille, ce qui n'est pas bon pour les affaires...
De plus, le Village Déchu se retrouve à leur merci, puisque les accords font d'eux des alliés de la Société Démoniaque. Sans parler des guerres qui s'apprêtent à reprendre. La Mère des Anges a du soucis à se faire pour ses petits.









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